YAMAZAKI: Le meilleur whisky du monde!
Aujourd'hui, il pleut... Que faire si on est à Kyoto (ou Osaka)?
Pas un de ces petits crachins bretons que mes origines maîtrisent plutôt bien, mais la bonne grosse pluie bien dense qui laisse penser que quelqu'un a oublié de fermer une vanne dans le ciel...
Comment passer le temps en attendant une éclaircie qui n'arrivera pas si on en croit la très sérieuse Agence Météorologique Nationale Japonaise...
Il va bien falloir compenser le manque de soleil par une autre énergie... donc on va aller faire une visite "spéciale".
On va prendre un train JR local de la ligne Osaka- Kyoto pour une visite d'usine "touristico-industrielle"... autrement arrosée, à Yamazaki.
C'est ici, dans cette petite ville à la frontière entre Osaka et Kyoto que...
Mais si, il y avait jadis une frontière entre ces deux villes. Elle est même matérialisée ici, sur le quai de la gare:
Donc, je disais que cette ville a la particularité d'être bâtie en bordure de montagnes humides qui s'élèvent dans un brouillard quasi permanent, Donc aucune forme d'agriculture n'a pu se développer dans ces immenses forêts de bambous inextricables.
Cela a l'avantage de fournir une eau d'une qualité exceptionnelle qui est primordiale à la fabrication du...
Whisky!
Et oui, il n'y a pas que le Saké au Japon!
Une eau pure pour la germination du blé, une humidité constante pour le vieillissement en fûts et un savoir faire hors pair ont permis aux produits de cette industrie de venir titiller la suprématie mondiale des meilleurs whiskys écossais.
Donc c'est d'ici que s'est développée la prestigieuse société Suntory. La distillerie existe toujours... modernisée, bien sur.
Pour visiter cette distillerie, il faut prendre rendez-vous au plus tard la veille de la visite qui sera organisée pour un minimum de deux personnes entre 10 heures et 15 heures..
Il y a deux niveaux de visite: "Process de fabrication" et "Tasting". Les deux sont gratuites.
La plus longue dure une heure et se termine par une dégustation.
On a réservé pour 11h00... on finira donc à l'apéro!
On commence par un rapide passage dans le petit musée de Kotobukiya, la marque originelle fondée en 1921 par Shijiro Torii, négociant en vins. Kotobukiya deviendra par la suite Suntory.
Dès le début de son entreprise, Torii san fit souvent appel à l'image. Cette affiche vantant les qualités de "Akadama", un vin de type porto, causera même un petit scandale en 1922...
Son but ultime était de créer un whisky dont la qualité pourrait concurrencer les productions écossaises tout en gardant les spécificités nécessaires pour plaire au palais des japonais.
A force de travail acharné, il s'en est souvent approché de son vivant, élaborant sans cesse des produits nouveaux...
Ses successeurs y sont parvenus en obtenant les titres mondiaux de meilleur single malt avec en particulier la cuvée 2013 en Blend avec son "Hibiki 21"... Les écossais ne s'en sont toujours pas remis...
La découverte du processus de fabrication commence par le hall des cuves de fermentation...
Puis viens la distillation...
Je ne vous raconte pas l'odeur d'alcool dans ce bâtiment...
A ce stade, le distillat n'a pas de goût. C'est plus proche de l'alcool à brûler que du whisky!
Il sera ensuite mis en barriques et patientera dans le chais le temps de la maturation avant la mise en bouteilles.
C'est à ce stade que s'évaporera "la part des anges"...
A droite, la perte en 4 années du fut. A gauche en 12 ans!
On se promène entre les bâtiments, l'esthétisme est omniprésente... ainsi que l'eau.
On termine par la salle de dégustation dans laquelle un présentateur et des hôtesses vont expliquer aux ignares que nous sommes toutes les techniques pour réaliser un whisky "on the rocks" et comment ne pas le confondre avec un "highballs"...
Maintenant, je sais!
Pour réaliser un Highball, il faut du whisky, des glaçons issus d'un congélateur, un grand verre (33 à 50 cl), une spatule et de l'eau gazeuse fraîche.
Commencer par remplir le verre à moitié avec des glaçons.
Remuer les glaçons à la spatule pour bien refroidir le verre.
Verser le whisky (une ou deux doses à votre goût. Personnellement, j'en mets deux car il sera ensuite très dilué).
Faire tourner les glaçons lentement pour refroidir le whisky.
Rajouter des glaçons pour remplir le verre
Compléter avec l'eau gazeuse.
Dégustez avec modération... ou pas.
Voici ce que nous avons dégusté... gratuitement.
On terminera par la salle de présentation de tous les distillats permettant de faire une multitude d'assemblages différents.
On prendra le "coup de l'étrier" au bar avant de rentrer... toujours sous la pluie.
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